Aller au contenu
Outils métiers

De commercial à responsable IT : le parcours de Benoît

Écrit par Sowane 3 minutes
Benoît Responsable IT Keolease
Résumé rapide

Benoît est passé du câble réseau à la prospection, puis de la prospection à la responsabilité du système d'information de Keolease. Un parcours hors cadre, et ce qu'il dit de la façon dont les outils se construisent aujourd'hui.

On devient rarement responsable du système d’information d’une entreprise en venant du commerce.

Benoît l’est devenu.

Son parcours dit quelque chose sur la façon dont les outils se construisent aujourd’hui dans une PME : la personne la mieux placée pour décider de ce qu’un outil doit faire n’est pas toujours celle qui sait le fabriquer. C’est souvent celle qui connaît le mieux le travail qu’il doit servir.

Du câble réseau à la prospection, puis de la prospection au pilotage des outils de Keolease, il a suivi un chemin que peu d’organigrammes prévoient — et qui devient pourtant de plus en plus courant.

Voici comment il l’a fait, ce qu’il a construit, et ce qu’il en retient.

Comment un commercial devient responsable IT ?

Responsable de la digitalisation chez Keolease, une PME spécialisée dans la location automobile moyenne durée, Benoît n’est pas un développeur au sens classique du terme. Ancien commercial, passionné de terrain et d’outils, il a transformé son entreprise de l’intérieur grâce au no-code. Un virage technologique… et de carrière.

Du câble réseau à la prospection : un parcours hors cadre

Benoît a toujours eu un pied dans la technique. Pendant quinze ans, il travaille dans l’IT : administration système, réseau, un peu de webmastering. Mais à force de rester derrière un écran, l’envie de contacts humains refait surface. Il se réoriente alors vers le commerce, avec une idée en tête : retrouver du lien, du concret.

Quand il rejoint Keolease il y a plus de dix ans, l’entreprise est encore petite. Cinq personnes, 300 véhicules, tout est à construire. Il prend le poste de commercial… mais son passif dans l’IT ne reste pas longtemps en sommeil. 

“Quand je suis arrivé, il n’y avait ni site web, ni outils. On faisait tout à la main. Alors, naturellement, j’ai commencé à proposer des choses.”

Un outil pour une équipe, puis pour tous

C’est en bricolant un Airtable pour son équipe que tout a basculé. Ils avaient besoin de structurer les contrats, de suivre les livraisons. L’outil fonctionne. Tellement bien que la direction lui propose un choix inattendu : continuer comme commercial ou devenir responsable de la digitalisation. Benoît choisit sans hésiter : ce sera le no-code.

Aujourd’hui, Benoît a tout revu. Les achats, les commandes, les préparations de véhicules, la livraison, la revente… tout est suivi, structuré, relié dans Airtable. Plus besoin de faire passer des papiers d’un bureau à l’autre. Chaque service a accès à l’information qu’il lui faut, au bon moment.

Une approche artisanale de la tech

Ce qui distingue son approche, c’est sa capacité à partir du métier. Il connaît les contraintes du terrain, les blocages administratifs, les réalités des équipes. Il construit sur la base de cette expérience et adapte les outils au quotidien des utilisateurs plutôt que de forcer les équipes à rentrer dans une solution toute faite. Chaque fonctionnalité est pensée pour répondre à un besoin précis, vécu, observé. 

Le résultat ? Des process fluidifiés et un gain de temps énorme. Les contrôles techniques par exemple, qui nécessitaient des relances, des classeurs, des impressions. Aujourd’hui, une alerte, un clic, et les documents sont générés automatiquement.

Apprendre de ses succès et de ses erreurs

Le premier succès notable a été la mise en place du module achat, rapidement suivi par ceux dédiés à la livraison et à la comptabilité. Ces modules ont structuré l’ensemble du back-office et ont été déterminants pour convaincre les différentes équipes d’adopter l’outil.

À l’inverse, l’une de ses erreurs : avoir développé un module de gestion des accords uniquement pour le service exploitation, sans le penser de manière transverse. Il a dû tout recommencer pour le rendre compatible avec l’ensemble des services.

L’IA comme alliée

Depuis peu, Benoît pousse plus loin. Il a intégré des outils d’intelligence artificielle comme ChatGPT, Claude ou encore Bolt pour générer des devis, suivre les kilométrages, gérer les visuels. Il a aussi repensé le site web de Keolease, réalisé avec l’aide de l’IA et mis en ligne en quelques jours.

No-code, gains… et coûts

Tout n’est pas rose pour autant nous confie Benoît : “On est à environ 1800 € par mois en licences et outils. C’est un budget. Mais quand tu regardes le temps gagné, la fluidité, c’est amorti.” 

L’ensemble d’une stack d’outils no-code  peut avoir un coût financier conséquent qui, cependant est vite rentabilisé par un gain de temps pour l’entreprise. 

Et demain ?

Pour Benoît, l’avenir se dessine dans l’intersection entre no-code et IA.

* “Tu ne codes plus, tu modélises. Tu penses ton outil comme un artisan pense son établi. Et l’IA exécute.”*

Une approche pragmatique, nourrie par des années de terrain. Et la preuve que le no-code peut transformer une entreprise… mais aussi une trajectoire professionnelle.

Questions fréquentes

Qui est Benoît ?

Le responsable de la digitalisation de Keolease, PME spécialisée dans la location automobile moyenne durée. Ancien commercial, il n'est pas développeur au sens classique du terme, et il a transformé son entreprise de l'intérieur.

Quel est son parcours ?

Quinze ans dans l'informatique : administration système, réseau, un peu de webmastering. Puis une réorientation vers le commerce, par envie de contact et de concret. Et enfin le retour à la technique, par les outils.

Pourquoi ce parcours est-il intéressant ?

Parce que la personne la mieux placée pour décider de ce qu'un outil doit faire n'est pas toujours celle qui sait le fabriquer. C'est souvent celle qui connaît le mieux le travail qu'il doit servir.

Comment une PME se digitalise-t-elle de l'intérieur ?

En partant des irritants du terrain plutôt que d'un plan. Chez Keolease, l'entreprise comptait cinq personnes à l'arrivée de Benoît : l'outillage a suivi la croissance au lieu de la précéder.

Faut-il un profil technique pour ce rôle ?

Pas au sens du développement. Ce qui compte, c'est de comprendre le process, de savoir traduire un besoin en outil, et d'avoir la légitimité interne pour faire adopter ce qu'on construit.

Écrit par
Sowane
La plume qui se cache derrière chaque article ! J'ai décidé de mettre ma passion de l'écriture à contribution du no-code !
Passer à l'action

Envie d'appliquer ça chez vous ?

On cadre votre besoin en un appel de 30 minutes, sans engagement. Vous repartez avec une première piste concrète.

Réserver un appel →

À lire également

Tout le blog →
Illustration — Acheter ou construire son outil metier
Outils métiers

Acheter ou construire son outil métier : le guide de décision

Illustration — Le no-code contre l’habitat indigne
Le no-code décrypté

Le no-code contre l’habitat indigne

Illustration — Korner Hotels, mise sur le no-code pour sa gestion
Outils métiers

Korner Hotels, mise sur le no-code pour sa gestion

Newsletter
BienVu, notre newsletter

Un cas concret de donnée ou d'automatisation, deux fois par mois.

Deux envois par mois, pas un de plus. Désinscription en un clic.

Intégrations Outils Nous rejoindre
Réserver un appel Accéder au Salon

Nantes · Marseille · Paris. Réponse sous 24 h ouvrées.